Résumé

Le dîner au bois de Vincennes (1820)

DUBREUIL.
Oui, mais non pas le libéralisme.
LAMBERT.
Oh ! je ne dispute pas sur les mots : vous avez fait vos études, et moi je n'ai appris que mon métier ; mais pour penser , je sais bien ce que je pense.
FRÉMONT.
Eh bien ! réponds-moi, mon cher Lambert ! crois-tu en Dieu ?
23 LAMBERT.
Oh ciel ! quelle question , notre bourgeois? assurément que j'y crois, et de toute mon ame encore.
FRÉMONT.
Fort bien : tu aimes ta patrie ?
LAMBERT.
C'est le premier devoir d'un honnête homme.
Source : Gallica

Le dîner au bois de Vincennes (1820)

Et à qui la France en a-t-elle l'obligation, si ce n'est à tes libéraux du 20 mars ?
LAMBERT.
Je vous ai déjà dit, notre bourgeois, que je ne suis pas de ceux-là.
FRÉMONT.
Tu vois donc à quoi il sert que des députés puissent parler tout à leur aise à la tribune , et qu'ils ne soient plus baillonnés et muselés comme ils l'étaient encore , la veille du jour que notre bon Roi est revenu au milieu de nous ?
LAMBERT.
Eh! parbleu , ne vaut-il pas mieux que nos intérêts soient défendus par des hommes que par des machines ?
Source : Gallica

Le dîner au bois de Vincennes (1820)

DUBREUIL.
D'ailleurs, le véritable et bon peuple a trop de sens commun, pour écouter des énergumènes qui ne prêchent que renversement et destruction. Il n'y a pas aujourd'hui un seul habitant de Paris, qui n'ait eu cent occasions de se convaincre que c'est toujours au profit des meneurs que se sont faites toutes ces insurrections , entreprises au nom du peuple. Or, dites-moi en conscience, M.Lambert, qu'est-ce que ce peuple y a gagné ?
Source : Gallica

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