Résumé

Du devoir des électeurs dans la crise actuelle (1830)

Que leur importe que le Roi nous ait délivrés de l'invasion étrangère ? Qu'importe qu'il nous ait donné des institutions libres et une immense prospérité ? L'idée de perdre ces biens et de les remplacer par la guerre étrangère du civile , la perspective inévitable du despotisme ou de l'anarchie, rien ne peut les arrêter : ils rappellent le fléau de la France et de l'Europe, ils proscrivent la Charte, ils proscrivent le Roi ; ils n'ont qu'un voeu, qu'une pensée : périsse plutôt la France que de ne pas l'asservir au sceptre des libéraux.
Source : Gallica

Du devoir des électeurs dans la crise actuelle (1830)

Que faisaient et que disaient ces amis si fidèles de la liberté ? Ces temps sont plus près de nous, un plus grand nombre d'électeurs s'en souviennent. Eh bien ! les libéraux disaient que c'était la vraie liberté; que la France était heureuse, et qu'elle allait se reposer dans le véritable gouvernement représentatif; car déjà, pour tromper la France, ils se servaient de ce mot.
Et pourquoi le disaient-ils ? parce qu'ils étaient en possession du pouvoir, de l'argent, du crédit, des places, qu'enfin ils étaient despotes ; car c'est ainsi qu'ils entendent le bonheur et la liberté.
Source : Gallica

Du devoir des électeurs dans la crise actuelle (1830)

Qu'il existe maintenant en France un grand dissentiment politique, et que la cause de la patrie soit réellement pendante, en première instance du moins, si ce n'est en dernier ressort, devant les collèges électoraux, c'est ce que proclament également les interprètes des factions et les organes de l'ordre public; c'est ce que tout le monde sent, ce que chacun dit, ce qui est plus clair que le jour. C'est donc un devoir sacré, pour quiconque a reçu du Roi le droit de prendre séance dans ce grand jugement, de se rendre exactement à son poste.
Source : Gallica

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