Ida Saint-Elme,
Mémoires d'une contemporaine. Tome 5
“ Aimer Michel Ney, c'était adorer la gloire de la France; dans ce sentiment était toute ma force: je n'avais qu'à me dire, il le saura, nous en causerons, tout alors me devenait facile avec ce talisman de l'espoir et de l'amour.Dans ce moment Marmont était aux prises avec Blücher sur la route de Châlons; il ne put le contenir. Les Prussiens arrivaient en force; mais Marmont, aussi brave qu'habile, les attire vers Montmirail. Au moment où les ennemis le regardent comme en retraite, il exécute une savante volte-face, et de grand matin sa position est assurée près de Vauchamp. Ah! ”
