Théodore Fadeville

Résumé

Théodore Fadeville Histoire populaire de Napoléon Ier… (1853)

Le despotisme est la souveraineté transportée à un seul, ou à un ordre, ou à une assemblée, qui l'exerce contre l'intérêt et la volonté du peuple.
Nous venons de voir que Napoléon n'a point détruit, et même qu'il n'a point pu détruire la liberté, puisqu'elle n'existait pas avant lui.
Les reproches qu'on lui fait d'avoir détruit l'égalité sont-ils mieux fondés ? Pour appuyer cette accusation, on cite sa création de la Légion d'honneur, et les titres qu'il donna à ceux qui rendaient, n'importe dans quelle carrière, des services à la patrie.
Source : Gallica

Théodore Fadeville Histoire populaire de Napoléon Ier… (1853)

La victoire ! telle était la réponse que proclamaient le peuple français et ses patriotiques soldats. Sans connaître l'histoire, sans être avertis par elle du moyen qu'il fallait employer, tous s'écriaient : Après une défaite, il n'y a d'autres moyens honorables d'obtenir la paix que de combattre à toute outrance, d'être victorieux à son tour, et la France le pouvait. Les gardes nationales voulaient défendre avec acharnement les places fortes confiées à leur patriotisme; les fédérés se joignant à l'armée avaient réparé nos pertes, malgré les désertions qu'occasionna la déchéance de l'Empereur.
Source : Gallica

Théodore Fadeville Histoire populaire de Napoléon Ier… (1853)

Le vrai type du patriotisme et du vrai républicanisme, Carnot, a suivi un chemin diamétralement opposéà celui de Lafayette ; l'un des deux en a donc pris un contraire à celui que montraient du doigt la liberté et le patriotisme : que l'on choisisse.
Carnot, aussitôt que nos revers rendent possible l'invasion de la France, offre le secours de sa tête et de son bras à Napoléon. Napoléon, comme Alexandre le Grand, croyait à la vertu ; l'importante place d'Anvers, cette étonnante création du génie de l'Empereur, est confiée à Carnot, et l'étranger ne peut point s'en emparer.
Source : Gallica

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