Nicolas Massias, Napoléon jugé par lui-même, par ses amis et par ses ennemis (1823)
“ Jamais aussi la totalité d'une nation ne s'est opposée à la situation la plus dangereuse avec tant d'abandon et d'intrépidité. Elle n'en a calculé ni le péril ni les conséquences. L'amour de l'indépendance enflammait ce peuple , que l'histoire placera avant tous les autres. J'avais refusé la paix qu'on m'offrait à Châtillon, parce que j'étais sur le trône de France, et qu'elle me faisait descendre trop bas. Mais je pouvais accepter celle qu'on avait accordée aux Bourbons, parce que je venais de l'île d'Elbe, et que l'on peut s'arrêter quand on monte ; jamais quand on descend. ”
