Résumé

Le "Manuscrit venu de Sainte-Hélène" apprécié à sa juste valeur (1817)

C'est dans ce but que j'avais réuni le Piémont à la France, et non pas à l'Italie. J'y réunis de même Gènes et Parme. Ces réunions ne valaient rien en elles-mêmes, car j'aurais fait de ces peuples de bons Italiens. Je n'en ai fait que de médiocres Français. Mais l'empire se composait non-seulement de la France, mais des états de la famille et des alliés étrangers. Il était essentiel de conserver la proportion entre ces trois éléments. Chaque alliance emportait avec elle une nouvelle réunion. Le public, à chaque fois, criait à l'ambition.
Source : Gallica

Le "Manuscrit venu de Sainte-Hélène" apprécié à sa juste valeur (1817)

Les opinions avaient marché en Espagne dans un sens inverse du reste de l'Europe. Le peuple, qui s'était élevé partout à la hauteur de la révolution, y était resté fort au-dessous ; les lumières n'avaient pas percé jusqu'à la seconde couche de la nation; elles s'étaient arrêtées à la surface, c'est-à-dire sur les hautes classes. Celles-ci sentaient l'abaissement de leur patrie, et rougissaient d'obéir à un gouvernement qui perdait leur pays. On les appelait les libéraux.
Source : Gallica

Le "Manuscrit venu de Sainte-Hélène" apprécié à sa juste valeur (1817)

Mais il fallait auparavant faire la guerre, faire la paix, assouvir les factions, fonder mon autorité. Il fallait remuer celle grosse machine qu'on appelle le gouvernement. Je connaissais le poids de ces résistances, et j'aurais préféré alors le simple métier de la guerre ; car j'aimais l'autorité du quartier-général et l'émotion du champ de bataille. Je me sentais enfin, dans ce moment, plus de disposition pour relever l'ascendant militaire de là France que pour la gouverner.
Source : Gallica

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