Frédéric Lullin de Châteauvieux, Le manuscrit de Sainte-Hélène… (1821)
“ Jamais aussi la totalité d'une nation ne s'est exposée à la situation la plus dangereuse avec tant d'abandon et d'intrépidité. Elle n'en a calculé ni le péril ni les conséquences. L'amour de l'indépendance enflammait ce peuple , que l'histoire placera avant tous les autres. J'avais refusé la paix qu'on m'offrait à Châtillon, parce que j'étais sur le trône de France, et qu'elle me faisait descendre trop bas; Mais je pouvais accepter celle qu'on avait accordée aux Bourbons, parce que je venais de l'île d'Elbe, et l'on peut s'arrêter quand on monte ; jamais quand on descend. ”
