Frédéric Lullin de Châteauvieux, Manuscrit venu de Sainte-Hélène… (1857)
“ Jamais aussi la totalité d'une nation ne s'est exposée à la situation la plus dangereuse avec tant d'abandon et d'intrépidité. Elle n'en a calculé ni le péril ni les conséquences, l'amour de l'indépendance enflammait ce peuple que l'histoire placera avant tous les autres. J'avais refusé la paix qu'on m'offrait à Châtillon, parce que j'étais sur le trône de France et qu'elle me faisait descendre trop bas. Mais je pouvais accepter celle qu'on avait accordée aux Bourbons, parce que je venais de l'île d'Elbe, et l'on peut s'arrêter quand on monte, jamais quand on descend. ”
