Henri Welschinger,
Le maréchal Ney, 1815
(1893)
“ Le danger n'était pas imminent. Pour la première fois de sa vie, le maréchal Ney connaissait-il la peur? Il pouvait prendre un moyen plus doux, il pouvait conserver encore sa gloire en refusant celle plus brillante qui lui était offerte. Il pouvait rentrer dans la retraite et conserver à son Roi la foi qu'il lui avait jurée. «Je m'arrête, messieurs les pairs, vos consciences apprécieront les charges contenues dans l'acte d'accusation. » Le procureur général, fidèle à son rôle implacable, avait voulu amoindrir la gloire militaire de Ney. Il n'y avait pas réussi. ”
