Résumé

Michel Ney Campagne de 1815 : correspondance entre M. le lieutenant-général Bon Jomini et M. le duc d'Elchingen… (1841)

Le maréchal, appréciant l'importance de la route de Bruxelles à Charleroi, qui était la ligne de retraite de l'armée , jugea nécessaire de ne pas contre-balancer, par un désastre sur ce point, le succès partiel que l'Empereur pouvait obtenir à Ligny ; une telle résolution est du nombre de celles qui peuvent ne pas être opportunes selon la tournure des affaires, mais qu'aucun militaire éclairé ne saurait condamner. Aussi l'Empereur n'exprima-t-il, le lendemain (17 juin) , d'autre blâme que celui d'avoir morcelé la gauche
Source : Gallica

Michel Ney Campagne de 1815 : correspondance entre M. le lieutenant-général Bon Jomini et M. le duc d'Elchingen… (1841)

On sait effectivement que si le premier et le plus important des principes de guerre est de réunir le gros de ses forces pour frapper un coup décisif sur une partie de la ligne ennemie, il en est un second qui en forme le complément : c'est celui de ne pas compromettre l'aile affaiblie, et au contraire de la refuser de manière à ce qu'elle ne puisse point être engagée dans une lutte inégale.
Source : Gallica

Michel Ney Campagne de 1815 : correspondance entre M. le lieutenant-général Bon Jomini et M. le duc d'Elchingen… (1841)

La mienne est, j'espère, assez bien établie , pour que personne ne songe à me reprocher de vouloir porter la moindre atteinte à l'immense gloire de Napoléon, car personne ne l'a proclamée plus haut que moi. Un grand capitaine peut être conduit par de faux renseignements à faire des suppositions inexactes sur les intentions de l'ennemi, et se trouver entrainé par là à commettre une faute réelle, qui n'en serait point une, si les suppositions avaient été fondées. L'Empereur eut sans doute de puissants motifs pour ne prendre un parti décisif qu'à 3 heures
Source : Gallica

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