Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand, La cour de l'impératrice Joséphine (1889)
“ Et l'impératrice des Français, la reine d'Italie, croyez-vous qu'elle n'a point dû parfois regretter l'île de la Martinique, sa patrie, et la modeste habitation des Trois-Ilets? Croyez-vous que le bruit des flots de la mer n'était point préférable pour elle au murmure d'adulations obséquieuses des courtisans? Napoléon lui-même, malgré toute sa puissance, toute sa gloire, n'a-t-il pas perdu le bien suprême, celui dont il jouissait aux jours de son enfance pauvre et obscure, celui qu'il ne retrouvera jamais, ni sur le trône, ni sur le rocher de Sainte-Hélène : la paix du cœur? ”
