Joseph Turquan

Résumé

Joseph Turquan Napoléon amoureux (1934)

Napoléon semble n'avoir jamais oublié l'échec qu'il avait essuyé auprès de Mme Junot. Il en garda rancune, et c'est à cette rancune que la duchesse d'Abrantès attribue en partie la disgrâce de son mari. Mais c'est là une erreur, et il ne faut l'attribuer qu'aux légèretés du général Junot. Outre cette rancune, il est possible aussi que Napoléon ait ressenti un vague sentiment de jalousie pour l'amitié que la jeune femme avait pour Duroc. « La jalousie, a fort bien dit La Rochefoucauld, naît avec l'amour, mais ne meurt pas toujours avec lui. »
Source : Gallica

Joseph Turquan Napoléon amoureux (1934)

Voilà toute l'impression que fit à cette souveraine la perte de sa couronne et la quasi-perte de son mari, — et quel mari !
A ce moment, ce mari, encore tout raide de la mort qui ne l'avait pas trouvé mûr pour elle, disait : « A l'île d'Elbe, je puis encore être heureux avec ma femme et mon fils. »
Quelle différence de cœur entre le mari et la femme !
A peine arrivé dans son île, la première pensée de Napoléon est pour Marie-Louise. Il ne doute pas qu'elle vienne le retrouver. N'a-t-il pas dit souvent : « Une bonne femme doit suivre son mari, c'est la loi de l'Evangile. »
Source : Gallica

Joseph Turquan Napoléon amoureux (1934)

Mme Récamier l'était plus que toute autre, mais, comme elle se récriait, Fouché ajouta habilement : « Oh !
rassurez-vous, madame, mes paroles ne peuvent vous offenser en aucune manière. Je sais à qui je m'adresse.
Personne, dans le monde, n'a une réputation aussi parfaitement établie, aussi pure que la vôtre. C'est comme amie de l'empereur que je voudrais vous voir aux Tuileries, et cela pour le plus grand bien du pays. Oh ! si vous saviez tout ce que vous y pourriez faire de bien !.
Mais je le répète, madame, c'est une amie qu'il faut à l'empereur et non une maîtresse. »
Source : Gallica

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