Charles de Brosses,
Lettres familières écrites d’Italie à quelques amis en 1739 et 1740
“ C’est presque le seul opéra qu’il y ait maintenant en Italie, où l’on n’en fait guère que le carnaval. Pour un opéra de campagne il est assez passable. Ce n’est pas qu’il y ait ni chœurs, ni danses, ni poëme supportable, ni acteurs ; mais la musique italienne a un tel charme qu’elle ne laisse rien à désirer dans le monde, quand on l’entend. Surtout il y a un bouffon et une bouffonne qui jouent une farce dans les entr’actes, d’un naturel et d’une expression comique, qui ne se peuvent ni payer ni imaginer. ”
