Opéra bouffon

Définition et enjeux

Portrait de Charles de Brosses Charles de Brosses Lettres familières écrites d’Italie à quelques amis en 1739 et 1740

C’est presque le seul opéra qu’il y ait maintenant en Italie, où l’on n’en fait guère que le carnaval. Pour un opéra de campagne il est assez passable. Ce n’est pas qu’il y ait ni chœurs, ni danses, ni poëme supportable, ni acteurs ; mais la musique italienne a un tel charme qu’elle ne laisse rien à désirer dans le monde, quand on l’entend. Surtout il y a un bouffon et une bouffonne qui jouent une farce dans les entr’actes, d’un naturel et d’une expression comique, qui ne se peuvent ni payer ni imaginer.
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Portrait de Léon Escudier Léon Escudier Dictionnaire de musique théorique et historique (1872)

Les opéras de Gluck ne présentent même, à l'exception des choeurs, que du récitatif, des airs, quelques duos, et presque jamais des trios et des morceaux d'ensemble. C'est encore à l'Italie que nous devons l'introduction de cette partie si intéressante de l'art.
Le premier trio qui parut fut entendu dans un opéra bouffon, composé par Logroscino et exécuté en 1750. Le succès n'eut rien de bien remarquable, mais la route était indiquée ; une nouvelle carrière s'ouvrait au génie, et depuis Piccinni jusqu'à Paisiello et Mozart, les progrès lurent immenses.
Source : Gallica

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