Yvette Fédoroff, Jean-Philippe Rameau : 1683-1764… (1964)
“ Car il est déjà, comme le sera Gluck, persuadé que la musique ne doit pas retarder l'action, mais lui donner au contraire un caractère d'intensité plus grand. Sans doute introduit-il la danse pour éviter la longueur du chant, comme un repos destiné à distraire le spectateur, mais non à l'éloigner du sujet. Les grands opéras ballets de Rameau (et Les Indes galantes en furent, dès l'origine, le plus célèbre) , nous transportent dans un monde enchanté, où les personnages ont leur thème, les événements leur écho, et où la musique prolonge le spectacle dans l'âme de l'auditeur. ”
