Yvette Fédoroff

Élements biographiques

Yvette Fédoroff Jean-Philippe Rameau : 1683-1764… (1964)

Car il est déjà, comme le sera Gluck, persuadé que la musique ne doit pas retarder l'action, mais lui donner au contraire un caractère d'intensité plus grand. Sans doute introduit-il la danse pour éviter la longueur du chant, comme un repos destiné à distraire
le spectateur, mais non à l'éloigner du sujet. Les grands opéras ballets de Rameau (et Les Indes galantes en furent, dès l'origine, le plus célèbre) , nous transportent dans un monde enchanté, où les personnages ont leur thème, les événements leur écho, et où la musique prolonge le spectacle dans l'âme de l'auditeur.
Source : Gallica

Yvette Fédoroff Jean-Philippe Rameau : 1683-1764… (1964)

Par la dignité de sa nature et l'aspect assez impersonnel de son caractère, aussi bien que par les formes un peu conventionnelles de son œuvre, Rameau évoque encore le règne du Roi-Soleil.
Mais, par la puissance de ses constructions, la densité de son art et les techniques nouvelles qu'il a introduites sur la scène et dans l'orchestre, il annonce déjà le XIXe siècle.
Si l'évolution de la musique moderne est une progression, il est l'un de ceux qui lui ont permis, au-delà des apparences, d'avancer très vite, d'un seul coup.
Source : Gallica

Yvette Fédoroff Jean-Philippe Rameau : 1683-1764… (1964)

Celle de Rousseau est beaucoup plus subtile : il continue à admirer le musicien et le « philosophe de la musique » Rameau — il est trop intelligent pour en faire autrement — mais, blessé à vif non seulement par la brutalité de Rameau, mais plus encore peut-être par la pertinence de ses remarques, il d'efforcera à tout prix de le prendre en flagrant délit de contradiction avec lui-même.
Une chose encore, la plus grave peut-être, sépare les deux hommes : leur attitude devant la musique. Éminemment sérieuse et grave chez l'un, elle est purement hédoniste chez l'autre.
Source : Gallica

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