Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ Les peuples du Midi croient beaucoup moins que ceux du Nord aux esprits et aux démons. Ils n’ont pas de brouillards où cacher des fantômes; ils voient trop clair, même la nuit. L’Allemagne, au contraire, a toujours peuplé ses bois, ses grottes, ses fleuves, d’êtres mystérieux. Depuis la Flûte enchantée jusqu’aux opéras de Wagner, en passant par le Freischütz, par Hans Heiling de Marschner, par Robert le Diable, on suivrait à travers la musique d’outre-Rhin la préoccupation et l’amour du fantastique. Le livret du Freischütz a été trop critiqué. Weber l’aimait beaucoup. ”
