M. de Saint-Blaize

Résumé

M. de Saint-Blaize Le Tour du monde

Ce fleuve, large comme le Danube, m’a paru le surpasser par la variété de ses sites. Rien n’égale la hauteur des forêts et la fraîcheur des prairies qu’il arrose. À Liden, les chutes de l’Angermanna se précipitent sur tout un archipel de petits îlots qu’elles semblent vouloir emporter dans leur blanche écume. C’est un spectacle ravissant. Ici point de sombres rochers comme en Norvége ; le paysage porte à la gaieté, et l’œil embrasse à la fois toutes les beautés du tableau sans être obligé d’en chercher les limites dans les nues. Tout est vert, frais et gracieux.
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M. de Saint-Blaize Le Tour du monde

Descente périlleuse. Pendant qu’on était allé à la recherche d’un autre équipage et qu’on rendait au cheval indiscipliné son frein naturel, c’est-à-dire une ficelle autour du nez, seul procédé qu’il voulût bien tolérer, je descendis à pied la côte, puis j’attendis en dessinant le beau paysage que j’avais sous les yeux : au premier plan une forêt de sapins ravagée par la tempête, une espèce de chaos de forêt vierge ; plus loin de longues langues de terre s’avançant dans le lac, bien au delà des montagnes bleues et quelques pauvres chaumières à grande distance les unes des autres.
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M. de Saint-Blaize Le Tour du monde

Après avoir dépassé une forêt de sapins qui couvre la base de la montagne, nous rentrons dans la région des bouleaux. Ces arbres, presque toujours gracieux dans des contrées moins élevées, sont ici petits et tordus ; surchargés de neige pendant la plus grande partie de l’année, ils ne peuvent se développer qu’en rampant. Au-dessus des bouleaux on ne trouve plus aucune végétation, et la montagne ardoisée apparaît triste et nue. À nos pieds, la vallée est à la fois romantique et sauvage.
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