M. de Saint-Blaize, Le Tour du monde
“ Ce fleuve, large comme le Danube, m’a paru le surpasser par la variété de ses sites. Rien n’égale la hauteur des forêts et la fraîcheur des prairies qu’il arrose. À Liden, les chutes de l’Angermanna se précipitent sur tout un archipel de petits îlots qu’elles semblent vouloir emporter dans leur blanche écume. C’est un spectacle ravissant. Ici point de sombres rochers comme en Norvége ; le paysage porte à la gaieté, et l’œil embrasse à la fois toutes les beautés du tableau sans être obligé d’en chercher les limites dans les nues. Tout est vert, frais et gracieux. ”
