Ouvarovski

Résumé

Ouvarovski Le Tour du monde

L’hiver dure huit mois, pendant lesquels on ne peut quitter les vêtements chauds ; si l’on ajoute deux mois pour le printemps et l’automne, il en reste à peine deux autres pour le triste été.
La neige forme une masse plus haute que les maisons ; le vent souffle avec une telle violence que l’on ne peut se tenir sur ses jambes, le froid vous coupe la respiration, et le soleil ne se montre presque pas durant deux mois d’hiver. Pour être sincère, si l’on m’avait donné le choix, ce n’est pas Djigansk que j’aurais choisi comme lieu de naissance.
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Ouvarovski Le Tour du monde

Baignés de sueur, comme nous étions, nous préférions chausser nos patins et glisser sur la neige.
La rivière Outchour coule entre des rochers à pic, au pied desquels se trouve çà et là une étroite lisière qui borde l’abîme. Il est impossible qu’un cheval chargé gravisse cette pente escarpée. Aussi, quand nous avions choisi notre station de nuit, étions-nous obligés de décharger nos bagages dans le lit du fleuve, et de tirer les chevaux hors du précipice, pour qu’ils pussent chercher en liberté l’herbe sous la neige
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Ouvarovski Le Tour du monde

Cette ascension fut des plus pénibles : sur notre route nous eûmes à détourner avec des pelles la neige profonde d’une brasse et recouverte d’une croûte dure. Nous rencontrâmes un bloc de pierre vertical, haut d’une brasse ; l’un de nous l’escalada avec la plus grande peine, et tira en haut l’un des guides au moyen d’une corde. Il fallut décharger les rennes et les hisser en l’air, un à un, en déployant la plus grande somme possible de forces. Quand toutes les bêtes furent en haut, nous montâmes nous-mêmes l’un après l’autre le long d’un câble.
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