Nertchinsk

Définition et enjeux

Portrait de Julian Klaczko Julian Klaczko,  Revue des Deux Mondes

“ Les compagnies disciplinaires d’Orenbourg et autres passent pour un séjour encore plus terrible que Nertchinsk : là, les verges et la bastonnade sont le pain quotidien de nos pauvres étudians et ouvriers qu’on y relègue le plus souvent. Enfin il y a encore la forteresse d’Akaouïa, non loin de Nertchinsk, dernier châtiment réservé aux plus grands criminels, aux forçats rebelles ou pris en rupture de ban, et où fut en dernier lieu enfermé notre Pierre Wysoçki après l’avortement de sa conspiration en Sibérie. ”
Source : Wikisource

De Pékin à Paris : la Corée, l’Amour et la Sibérie,  Le Tour du monde

“ Nertchinsk, fondée en 1654, est la plus ancienne ville de la Sibérie orientale. C’est là que fut conclu en 1689, avec la Chine, le traité qui excluait les Russes du bassin de l’Amour et d’Albasine dont ils s’étaient emparés en 1648. La découverte de mines d’or dans tous ses environs lui donna presque aussitôt une importance énorme qui ne fit qu’augmenter par suite de son choix comme lieu de déportation.
Nertchinsk nous a un peu rappelé Nikolaïevsk : c’est une ville qui se meurt.
”
Source : Wikisource

Portrait de Conrad Malte-Brun Conrad Malte-Brun,  Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde… (1851-1854)

“ Nertchinsk;¡ avec un fort du côté de la Chine, est, après Kamtchatka, le lieu d'exil le plus affreux qu'il y ait en Russie. Les exilés envoyés à Nertchinsk sont employés aux mines, et principalement aux usines. Leur nombre, ordinairement de 1,000, va quelquefois jusqu'à 1,800, mais rarement à 2,000. Confondus dans une seule classe, ils sont habillés et nourris comme le soldat : on ne les surcharge pas de travail ; la désertion y est extrêmement difficile; les Chinois, en livrant ceux qui s'échappent, exigent qu'on leur inflige un chàtiment plus rigoureux pour avoir souillé leur territoire. ”
Source : Gallica

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