Résumé

Constant Améro Aventures de trois fugitifs : la vie en Sibérie (1881)

Mes amis, je vous abandonne. Laissez-moi. Si mon père revient à la vie.
— S'il revenait à la vie, dit Ivan, il te tuerait. Il n'est pas homme à te faire grâce. Mais rassure-toi, il est bien mort. Viens avec nous.
— Non, allez-vous-en, partez sans moi ; laissezmoi ici, dit le fils de Yermac. Et tâchez de revenir au bien !
- Qu'est-ce que tu nous chantes ? fit Ivan. Puisque tu es notre chef, suis-nous; tu feras des réflexions plus tard.
— Ivan a raison ! dit en chœur toute la bande.
Dimitri se récria, mais les voleurs d'or lui firent violence et l'entraînèrent avec eux.
Source : Gallica

Constant Améro Aventures de trois fugitifs : la vie en Sibérie (1881)

Yégor tressaillit. Puis s'avançant avec des précautions de Peau-Rouge sur une piste de guerre, il fit un détour, et arriva, toujours caché, jusqu'au bord de la mare.
— Monsieur Lafleur ! Comment? Vous ici ? s'écriat-il en reconnaissant son ami et en courant à son secours.
Le maître à danser se débattait, embourbé jusqu'au ventre dans la vase, et se tenait cramponné à une racine pour ne pas enfoncer davantage.
- Yégor!. Ah! vrai, je vous attendais. avec philosophie et patience, il est vrai, car dans ce pays de Cosaques et de loups, on apprend la patience sans lire les livres de philosophie.
Source : Gallica

Constant Améro Aventures de trois fugitifs : la vie en Sibérie (1881)

Ladislas passait plusieurs heures de ses journées à s'exercer, à faire de la musique, et, le soir venu, M. Lafleur tirait son petit violon de sa poche pour accompagner les airs improvisés par son élève.
Ne semble-t-il pas qu'il y ait une fée dans toute jeune fille? La hutte de Nadège s'embellissait chaque jour, grâce à ses soins, à son bon goût, à son amour de la propreté et de l'ordre. Elle avait fait de cet
humble abri de feuillages une chose charmante, un nid douillet capitonné de mousse et parfumé de fleurs.
Source : Gallica

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