Résumé

Portrait de Ludwik Mierosławski Ludwik Mierosławski La Tache de Caïn, par L. Notté de Vaupleux… (1841)

« Confiance, patience , tes amis veillent sur toi; s'ils ne se révèlent que par interprètes , c'est qu'ils ont de grands intérêts à ménager ; mais reconnais leur main dans tout ce qui t'entoure. Quand un flocon de neige tombe et fond sur ton cou, c'est un baiser d'ami ; quand une feuille morte crie sous ton pied, c'est un soupir d'ami ; quand un pâle rayon de soleil joue avec ta prunelle, c'est un regard d'ami ; quand la bise siffle à travers les sapins , c'est un appel d'ami. Confiance, patience... ». Ni date, ni signature.
Boleslas se calma un peu et pensa à la duchesse.
Source : Gallica

Portrait de Ludwik Mierosławski Ludwik Mierosławski La Tache de Caïn, par L. Notté de Vaupleux… (1841)

Boleslas ! dit le lieutenant au jeune sergent , vous êtes un noble et vaillant jeune homme ; il est temps que vous compreniez nos malheurs. La Pologne est perdue... non pas comme un brave soldat qui brûle sa dernière cartouche et meurt le dernier sur un tas de morts; non pas comme un magnat qui vend son honneur pour un crachat, non pas comme un martyr qui se couche sur sa tombe et attend le coup de grâce , mais comme un damné qui, encore jeune, encore bouillant, encore fier, se sent roulé dans l'abîme par l'impitoyable jugement de Dieu , maigre ses blasphèmes et ses cris.
Source : Gallica

Portrait de Ludwik Mierosławski Ludwik Mierosławski La Tache de Caïn, par L. Notté de Vaupleux… (1841)

L'amour de tête n'est point une douleur, mais c'est un embarras, un dérangement perpétuel qui se fourre partout, veut tout savoir, brouille les affections, désoriente le raisonnement , exagère les dangers , compromet l'honneur dans les mesquins complots de l'amour-propre, et rend l'âme inhabile à toute fonction régulière. Ses bruyantes prétentions lui ont souvent fait obtenir un rang auquel l'amour de coeur n'a jamais aspiré. L'imprudent jeune homme décriait en lui-même l'amour de tète, sans s'apercevoir qu'il intentait ainsi, un grave procès à celui qu'il éprouvait pour l'infortunée duchesse.
Source : Gallica

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