Résumé

Joseph Vilbort Les Héroïnes, nouvelles polonaises… (1864)

A ce contact, Otylia poussa un cri d'horreur.
« Mon Dieu ! » fit-elle, et elle s'évanouit.
Les soldats russes, indignés, détournaient la tête de cette profanation ; mais Son Excellence ne s'émut pas de si peu.... Elle regarda.
Quant au fanatique, saisissant les verges, il frappa ! frappa !
«Abjure! criait-il, païenne; abjure, catholique! Point de salut pour toi, en ce monde ni dans l'autre, si tu n'adores le Dieu des Vieux-Croyants. »
Et comme la victime se taisait :
« Ah ! Polonaise maudite, tu persistes ! Meurs donc, et brûle éternellement dans l'enfer! »
Source : Gallica

Joseph Vilbort Les Héroïnes, nouvelles polonaises… (1864)

Sais-tu, mon brave homme, que tu l'exposes à la mort en recevant dans ta barque le comte Lukowski?
— Je le sais, reprit simplement Boleslas, mais je sais aussi que je ne vaudrais pas le dernier des Moskali si je te laissais tomber entre leurs mains.
— Tu es un bon patriote.
— Nous le sommes tous. »
La barque touchait à l'autre bord. Le comte serra les mains de Boleslas dans les siennes et lui dit d'une voix émue :
« Oh ! vois-tu, la patrie est sauvée, puisque tous ses enfants, paysans ou nobles, juifs ou chrétiens, se dévouent à sa délivrance. »
Source : Gallica

Joseph Vilbort Les Héroïnes, nouvelles polonaises… (1864)

Edwige ne se plaignit ni à son père ni à personne; mais sa gaieté disparut. Et il faut croire qu'elle connut les larmes, car ses yeux, si brillants, perdirent leur éclat, et ses joues, si roses, pâlirent.
Cet hiver-là, elle n'alla à aucun bal, ce qui fit dire aux bonnes langues qu'elle portait le deuil du beau capitaine. Le bruit courait qu'il avait été tué par les Turcs.
L'année suivante, Edwige fit un mariage de convenance : elle épousa un de ses parents éloignés, le brave Padhorski, comme on disait à Modlin depuis qu'il tenait la campagne contre les Russes.
Source : Gallica

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