Michel Podczaszynski

Résumé

Michel Podczaszynski Revue des Deux Mondes

Avec une si petite armée, répliqua Chlopicki avec colère, je ne peux pas faire la guerre. Je vais à l’instant même abdiquer le pouvoir, et je ne serai ni dictateur, ni chef, ni officier, ni soldat. — Lorsque la nation, répartit Ledochowski, commande, vous devez obéir ; si vous ne voulez être ni dictateur, ni chef, ni officier, soyez soldat. — Oui, s’écria vivement Chlopicki ; je serai simple soldat, mais rien de plus, et je combattrai à tes côtés.
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Michel Podczaszynski Revue des Deux Mondes

Une retraite si précipitée répandit l’effroi dans la capitale [15] . On ferma les boutiques pour les préserver du pillage de l’ennemi, et les prisonniers russes, à qui la générosité polonaise avait permis le libre séjour de Varsovie, parcouraient les rues en poussant des cris de joie féroces. Ils étaient encouragés dans ces démonstrations par les partisans de la Russie, bien résolus, pour conserver leur vie et leurs places, à rejeter toute l’insurrection du 29 novembre sur la jeunesse, sur les clubs, sur Lelewel, sur Romain Soltyk, sur tous les hommes enfin les plus dévoués à la patrie.
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Michel Podczaszynski Revue des Deux Mondes

Les personnages les plus marquans de l’ancienne Pologne et les plus connus par leur patriotisme, appelés pour rédiger avec lui la constitution du nouvel État, épuisèrent alors toute leur éloquence et leur érudition, pour prouver au fils de la république française que les paysans polonais devaient rester esclaves, et que sans l’hérédité du sénat, les idées démagogiques précipiteraient la Pologne dans la plus affreuse anarchie. Napoléon leur imposa silence, et dicta lui-même l’article suivant de la charte du duché de Varsovie : « L’esclavage est aboli, tous les hommes sont égaux devant la loi. »
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