Résumé

Adolphe Archier Les captifs du czar, ou Les russes en Pologne… (1854)

Nous sommes au château : sans rancune.
-Oh! sans rancune, répondit Raphaël. Et en lui-même il se disait : Oui, si Rosa a pu s'éprendre des dehors très-brillants, j'en conviens, de ce beau fils; si elle n'a pu résister à ses aménités, à ses grâces, et surtout à ses rares talents, je n'ai plus rien à regretter : je me suis trompé sur Rosa ; elle ressemble à mille autres, et j'aurais vainement compté sur son esprit et sur son cœur. Non, telle ne doit pas être celle qui partagera peut-être les dures destinées que l'avenir
de notre pays nous prépare.
Source : Gallica

Adolphe Archier Les captifs du czar, ou Les russes en Pologne… (1854)

Stanislas seul laissa échapper un sourire ironique qu'il réprima promptement devant le regard sévère de Rosa.
— Puisse Dieu oublier nos fautes ou même nos crimes, ajouta le comte d'une voix grave, et puissions-nous les racheter au prix de notre sang. C'est la seule rançon que nous puissions lui offrir, car il est maintenant trop tard pour suivre vos sages conseils. Des résolutions, téméraires peut-être, — l'avenir le dira, — ont été prises par des milliers de citoyens dispersés aux quatre bouts du royaume; nous ne pouvons plus reculer, mais uniquement vaincre ou mourir.
Source : Gallica

Adolphe Archier Les captifs du czar, ou Les russes en Pologne… (1854)

Oui, sans doute, ce serait m'offenser, répondit Raphaël tout ému, si l'on ne me supposait pas le courage de sacrifier ma fortune et ma vie pour notre chère Pologne. Mais permettez-moi d'ajouter, comte, que c'est à mon pays seul que je dois mes services et mon sang. Vous avez les plus généreuses intentions, mais si pour vouloir
en hâter l'accomplissement vous compromettez vous-même l'avenir de ce pays que vous voulez sauver, n'est-ce pas remplir un impérieux devoir que de vous résister au prix même de votre estime et de votre amitié ?
Source : Gallica

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