Résumé

Daniel-Charles Niewenglowski Les idées politiques et l'esprit public en Pologne à la fin du XVIIIe siècle… (1901)

« Marc, me dit-il, les affaires de la patrie tournent mal ; l'anarchie la perdra. Chacun désire un gouvernement et aucun honnête citoyen ne veut gouverner. Le pouvoir gît à terre et personne ne veut se baisser pour le ramasser. Je me suis présenté alors chez tous vos seigneurs - et j'ai reçu partout la même réponse, dictée par leurs exécrables goûts casaniers et leur paresse accoutumée. J'allai chez Radziwill, woïéwode de Wilna : « Pars pour Varsovie, occupe-toi du gouvernement, sauve la patrie!. Il fut si attendri qu'il pleura. — « J'irai la besace au dos, » dit-il.
Source : Gallica

Daniel-Charles Niewenglowski Les idées politiques et l'esprit public en Pologne à la fin du XVIIIe siècle… (1901)

Il était cependant certain que toutes ces réformes demeureraient insuffisantes et même inutiles, tant qu'on ne se résoudrait pas à modifier la base même de l'organisation politique. Il était donc urgent d'instruire la masse de la nation et ce fut à l'honneur des réformateurs de l'avoir compris ; c'est pourquoi ils voulaient l'égalité politique de la bourgeoisie et de la szlachta, et demandaient l'amélioration du sort des paysans. Accomplie dans un sens démocratique, la réforme projetée, en ébranlant les fondements mêmes de la république nobiliaire, devait en élargir singulièrement la base.
Source : Gallica

Daniel-Charles Niewenglowski Les idées politiques et l'esprit public en Pologne à la fin du XVIIIe siècle… (1901)

Voici l'heure de porter remède aux maux de la patrie, car la Russie et l'Autriche, au milieu des embarras que leur causera la lutte avec la Turquie, vont désirer l'aide de la Pologne ; nous pourrons rendre alors la Diète confédérée et augmenter en secret l'armée, car voici l'heure de songer à obliger les puissances voisines à consentir enfin — bon gré mal gré — à la réforme de la république, à l'introduction de la pluralitas et du trône hériditaire. Une partie du pays s'y opposera par aveuglement, mais que les gens éclairés et sages soient en majorité et nous réussirons (1) .
Source : Gallica

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