Résumé

Tomaiz Bukaty Lettre sur l'opuscule de P.-J. Proudhon… (1864)

Il y a eu bien des déplacements et des changements dans l'Europe depuis ce prétendu équilibre que M. Proudhon applique à tort et à travers : tantôt à la Prusse, qui, la première, on peut le dire, a forcé l'Europe à cet armement général, si lourd et si onéreux pour les peuples, en justifiant ses conquêtes par l'équilibre; tantôt à la Pologne, qui, soi-disant, déplaçait l'équilibre européen, et dont, par conséquent, le partage fut nécessaire pour l'équilibre constitué par le traité de Westphalie. C'est tout comme l'exécution d'un individu, du consentement de la société.
Source : Gallica

Tomaiz Bukaty Lettre sur l'opuscule de P.-J. Proudhon… (1864)

C'est un mot vide de sens, l'équilibre étant une fiction, une utopie de la même catégorie que l'égalité des biens. Il ne peut exister entre les corps politiques d'autre équilibre que la solidarité, loi d'obligation mutuelle à observer, la conservation et l'inviolabilité de leurs limites respectives. Tout État dont l'existence politique s'est développée, constituée à travers les siècles, et que l'histoire a consacrée, possède un droit absolu à sa place sous le soleil, et peut invoquer, en cas d'une atteinte à son intégrité ou à son indépendance, la solidarité qui lie tous les États.
Source : Gallica

Tomaiz Bukaty Lettre sur l'opuscule de P.-J. Proudhon… (1864)

Il n'est pas sans danger de se lancer à perte de vue dans les appréciations des faits et des gestes d'un peuple dont on ne connaît ni la langue, ni la législation, ni les moeurs. Il arrive précisément qu'il y a une distance énorme entre l'histoire de la Russie et celle de la Pologne, à la suite de la différence de l'éducation politique. Tout un abîme sépare les langues de ces deux peuples, malgré leur origine commune, car la langue se moule sur la vie, sur le développement politique et social d'une nation.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature