Nikolaĭ Arsenievitch Jerebtsov

Résumé

Nikolaĭ Arsenievitch Jerebtsov Un Congrès et non la guerre. [Par N. de Jerebtsov… (1859)

Un congrès sera solennellement convoqué, et cet aréopage prononcera en premier et dernier ressort, ses arrêts suprêmes, que tous les peuples accueilleront certamement avec enthousiasme, mais qui seront, au besoin, imposés par la force à n'importe quel gouvernement réfractaire. Au reste, y a-t-il dans le monde un seul gouvernement assez puissant pour empêcher l'exécution de semblables arrêts, assez insensé pour ne pas s'y soumettre, fussent-ils attentatoires à son existence? Autant vaudrait-il dire qu'un seul homme peut braver impunément toute l'humanité.
Source : Gallica

Nikolaĭ Arsenievitch Jerebtsov Un Congrès et non la guerre. [Par N. de Jerebtsov… (1859)

D'ailleurs, en bonne politique, on distingue toujours, avec un soin extrême, les intérêts généraux des intérêts particuliers, ceux qui sont communs à toute l'Europe et ceux qui sont relatifs à tels et tels États, grands ou petits. A plus forte raison, lorsqu'il s'agit d'une oeuvre aussi capitale que celle d'un remaniement universel du monde politique européen, devra-t-on prendre en sérieuse considération, nonseulement ceux des trois grandes puissances, mais encore ceux des diverses nationalités, si l'on prétend sauvegarder leurs destinées présentes et futures.
Source : Gallica

Nikolaĭ Arsenievitch Jerebtsov Un Congrès et non la guerre. [Par N. de Jerebtsov… (1859)

Ces appréhensions sont donc illusoires, de même que la prétention des plénipotentiaires qui, en signant la paix de Paris, pour mettre fin à la guerre d'Orient, s'imaginaient empêcher longtemps la Russie de se créer une force maritime suffisante dans la mer Noire. On ne règle pas l'Europe avec des chimères, à moins qu'on ne veuille l'exposer de gaieté de coeur au choc des plus formidables réalités.
Source : Gallica

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