Résumé

De l'aristocratie en France. De l'avenir des nationalités de l'Europe… (1834)

Quant à la Prusse, avec douze millions d'hommes dispersés sur un territoire, sans cohésion, et à l'Autriche avec trente-deux millions d'Allemands , d'Italiens, de Hongrois et de Slaves, elles sont trop faibles pour lui résister.
L'indépendance de l'Europe est donc menacée ; pour la conserver il faut que la Prusse et l'Autriche, seuls remparts entre la Russie et l'Occident, aient autant de forces que cet empire, et elles ne peuvent les avoir qu'en absorbant toutes les petites puissances du centre de l'Europe, c'est une nécessité irrésistible.
Source : Gallica

De l'aristocratie en France. De l'avenir des nationalités de l'Europe… (1834)

Pendant tout le dix-huitième siècle les lois protégeaient fortement l'aristocratie, mais les moeurs la détruisaient. La révolution est arrivée et les paysans ont chassé leurs seigneurs parce qu'ils ne vivaient plus au milieu d'eux , parce qu'ils s'étaient isolés, qu'ils avaient détruit eux-mêmes leur puissance morale ; entre les seigneurs et les paysans il n'y avait plus que des rapports d'argent. Dans l'ouest de la France seulement l'aristocratie conserva son influence parce qu'elle vivait avec le peuple et ne s'était point dégradée par le culte de l'or.
Source : Gallica

De l'aristocratie en France. De l'avenir des nationalités de l'Europe… (1834)

Ecosse, Ecosse ! était aussi le cri de mort que poussait une nation entière contre les Anglais, et cependant existe-il maintenant un seul vestige de cette haine de huit cents ans?
Il en sera de même pour les Polonais et les Russes.
La conquête a sans doute fait perdre à la haute noblesse polonaise une brillante existence; c'était le pays de l'aristocratie et de l'esclavage par excellence !
Source : Gallica

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