Résumé

Toussaint Philip Coup d'oeil sur la campagne de Russie en 1812 (1845)

Si l'on réfléchit qu'à la privation totale de vivres et de boissons fortifiantes , à la rigueur d'un froid de plus de 20 degrés, aux attaques continuelles de l'armée russe, venait se joindre encore la cruelle nécessité de bivouaquer dans une plaine couverte de neige et de glace, on s'étonnera peu de la prodigieuse mortalité qui avait réduit l'armée française, à son
arrivée à Smolensk, à soixante mille hommes auxquels il était impossible de donner le nom de combattants.
Source : Gallica

Toussaint Philip Coup d'oeil sur la campagne de Russie en 1812 (1845)

Il est singulier que l'aspect d'un champ de bataille ne m'ayant jamais causé la moindre sensation pénible, je ne pusse m'empêcher d'éprouver une impression mélancolique à la vue d'un moribond alité ; surtout si c'est un militaire, car je pense qu'il n'y a pas de plus grand supplice pour lui que d'attendre la mort entre deux draps.
Le première personne que je vis dans les salles de cet hôpital fut M. Lorry-de-Fontenelle lieutenant au 2rae régiment d'infanterie de ligne et l'un de mes anciens camarades à l'école de Fontainebleau.
Source : Gallica

Toussaint Philip Coup d'oeil sur la campagne de Russie en 1812 (1845)

Dans le nombre des officiers supérieurs qui venaient faire leur cour au grand duc étaient M. le prince de Gallitzin et M. le général Korzacoff, qui eurent la bonté de s'entretenir un instant avec moi, sans m'adresser la moindre mystification qui eût l'apport aux événements du temps. Je n'en dirai pas autant d'un monsieur N. médecin de l'empereur Alexandre , qui se plut à me faire l'énumération pompeuse des captures importantes que leur armée, disait-il, avait faites sur la nôtre ; comme par exemple, celle du bureau topographique de notre empereur
Source : Gallica

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