N. A. Kubalski

Résumé

N. A. Kubalski Voyages en Sibérie

De là, nous marchâmes quelque temps sur un bras de la rivière de Selenga, où nous avions pour perspective une chaîne de montagnes, et nous vînmes le même jour au soir à Kanskoï-Ostrog, situé sur le ruisseau de Kabana.
Ici nous commençâmes à nous apercevoir de la disette et de la cherté des vivres, qu'on a plus de peine à se procurer que dans tout ce que nous avions déjà parcouru de la Sibérie.
Quoiqu'il y ait des terres labourées et de bons pâturages, les gens du pays sont dans l'habitude de ne vouloir rien vendre qu'à un prix exorbitant.
Source : Gutenberg

N. A. Kubalski Voyages en Sibérie

Dès qu'on a pris une zibeline, il faut la serrer sur-le-champ sans la regarder; car ils s'imaginent que de parler bien ou mal de la zibeline qu'on a prise, c'est la gâter. Un ancien chasseur poussait si loin cette superstition, qu'il disait qu'une des principales causes qui faisaient manquer la chasse des zibelines, c'était d'avoir envoyé quelques-uns de ces animaux vivants à Moscou, parce que tout le monde les avait admirés comme des animaux rares, ce qui n'était point du goût des zibelines.
Source : Gutenberg

N. A. Kubalski Voyages en Sibérie

La ville d'Ilimsk est située sur le rivage septentrional de l'Ilim, large en cet endroit de quarante à cinquante brasses, dans une vallée formée par de hautes montagnes qui s'étendent de l'orient à l'occident, et si étroite, qu'en y comprenant la rivière, elle n'a pas cent brasses de largeur: sa longueur est à peu près d'un werste.
Toutes les maisons des habitants sont très-misérables; il ne faut pas s'en étonner, c'est le pays de la paresse: on n'y fait presque autre chose que boire et dormir.
Source : Gutenberg

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