Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ En général, les Kamtchadales, comme tous les peuples sauvages ou policés, quand ils ignorent le nom d’une chose étrangère, en cherchent un dans leur propre langue ; et s’ils trouvent un rapport frappant de quelque faculté ou propriété sensible entre deux êtres d’une nature très-différente, ils ne manqueront pas de leur donner le même nom. C’est ainsi qu’ils appellent un diacre un kianghich ; c’est le nom d’un canard marin, qui chante, disent-ils, comme un diacre. Quelquefois ils donnent à un homme le nom de la chose qu’il fait le mieux ou le plus. ”
