Résumé

Various Le Tour du Monde; Les Yakoutes

Nous n'eûmes fini qu'à midi; mais comme le bois dont nous nous étions servis était imprégné d'eau, le radeau ne pouvait porter qu'une personne; le guide seul y monta afin de se rendre à Oudskoï, pour envoyer une nacelle à notre rencontre. Mais lorsque l'embarcation fut au milieu de la rivière, elle se sépara en deux et le guide tomba à l'eau, poussant des cris de détresse qui nous perçaient le cœur; car, bien que nous fussions tout au plus à dix brasses de lui, nous n'avions ni la force ni les moyens de lui porter secours.
Source : Gutenberg

Various Le Tour du Monde; Les Yakoutes

La surface de cette immense contrée, qui a plus de deux cents kœs d'étendue, est couverte d'épaisses forêts, de montagnes rocheuses et de cours d'eau; nulle part on ne trouve de chemin. Les guides tongouses connaissent le nom de chaque fleuve, de chaque rivière et découvrent facilement, sans s'égarer, le but où ils se rendent. Dans beaucoup d'endroits, où la neige est profonde d'une brasse, ils chaussent leurs patins et partent en avant, avec des rennes non chargés, pour frayer le chemin.
Source : Gutenberg

Various Le Tour du Monde; Les Yakoutes

L'hiver dure huit mois, pendant lesquels on ne peut quitter les vêtements chauds; si l'on ajoute deux mois pour le printemps et l'automne, il en reste à peine deux autres pour le triste été.
La neige forme une masse plus haute que les maisons; le vent souffle avec une telle violence que l'on ne peut se tenir sur ses jambes; le froid vous coupe la respiration, et le soleil ne se montre presque pas durant deux mois d'hiver. Pour être sincère, si l'on m'avait donné le choix, ce n'est pas Djigansk que j'aurais choisi comme lieu de naissance.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature