Résumé

Dermoncourt Revue des Deux Mondes

Général, me dit-elle d’un ton qui annonçait que toute sa colère était évanouie, je vous remercie de votre bonté pour Ménars ; mais il la mérite bien, car il n’était point partisan de mon équipée. Il me fit d’instantes prières pour me dissuader ; mais lorsqu’il vit que j’étais bien décidée ; il me dit : « Madame, voilà seize ans que je suis près de vous, et mon devoir est de vous suivre, mais cette fois ce sera sans applaudir à vos projets, qui ne peuvent que produire les plus fâcheux résultats, pour vous et pour la France. »
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Dermoncourt Revue des Deux Mondes

Je l’arrêtai.
— Est-ce que Madame ne se souvient plus qu’elle est aux arrêts ?
— Ah ! c’est vrai, dit-elle en soupirant, je me croyais encore dans un château, tandis que je suis dans une prison. Au moins j’espère, général, qu’il ne m’est point défendu de faire prendre de ses nouvelles.
— J’ai voulu en apporter moi-même à Votre Altesse Royale, et je viens de chez lui.
— Eh bien ! comment va-t-il ?
Je racontai alors à Madame les soins que j’avais pris de lui. Ces marques d’attention, qu’elle sentit que j’avais données à elle-même bien plus qu’à M. de Ménars, la touchèrent vivement.
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Dermoncourt Revue des Deux Mondes

M. le général d’Erlon n’a cru devoir comprendre par ces paroles, mes compagnons d’infortune, que ceux qui ont partagé vos fatigues et vos dangers, mademoiselle de Kersabiec et M. de Menais : aussi n’avez-vous été séparée ni de l’une ni de l’autre ; vous voyez bien, Madame, que M. le général d’Erlon, ni moi, n’avons manqué à la parole que nous avions donnée à Votre Altesse.
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