Auguste Mario

Résumé

Auguste Mario Une trop jolie fille... (1936)

Miquel Catelin avait passé près de la grand'mère de Naïs, assis tous deux sur le banc rustique qui était devant le logis et d'où l'on pouvait voir la route au loin, une soirée d'attente, dont les heures avaient été longues à tous les deux.
Ils avaient, immobiles sur ce banc et silencieusement perdus l'un et l'autre dans la même croissante inquiétude, entendu sonner onze heures, puis minuit, puis une heure, au clocher de Larise.
— Il est tard, ménine et, à votre âge, l'air de la nuit ne vaut rien. Il faut aller vous coucher, conseilla Miquel.
Source : Gallica

Auguste Mario Une trop jolie fille... (1936)

L'image de Naïs , parée de somptueux bijoux, entourée de luxe, papillonnant parmi des protecteurs et des gigolos flottait devant ses yeux fixes.
Il quitta sa barque et se prit à errer comme un corps sans âme. Le hasard de ses pas le conduisit sur le Grand Roc, qui dominait un goufre. Il se prit à contempler au dessous de lui l'eau tourbillonnante... Il passa toute sa nuit là.
Des semaines s'écoulèrent. Naïs ne donnait plus de nouvelles à sa grand'mère.
Source : Gallica

Auguste Mario Une trop jolie fille... (1936)

Bien sûr, Naïs ! fit le jeune pêcheur à demi consolé.
A l'hostellerie, la terrasse, à cette heure, était encore déserte.
Devant l'unique table occupée, Roumanille, adossé au dossier d'un fauteuil voisin, causait avec une cliente.
Cette cliente était une élégante « entre deux âges », platinée, fardée, soignée, habillée avec chic. Une fort aimable personne, disait sa gracieuse physionomie. Une vieille rouée, disaient son regard et son sourire ; quand un œil averti les observait avec quelque attention.
Source : Gallica

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