Leonid Andreïev traduit par C. Gauchine, La Revue
“ Nous tuerons, nous pillerons, nous incendierons. Bande joyeuse, insouciante, nous démolirons tout : leurs édifices, leurs universités, leurs musées ; gaillards joyeux, débordant d’un rire de fou, nous danserons sur les ruines. Je proclamerai la maison de santé notre patrie, et ceux qui n’ont pas encore perdu la raison, nos ennemis et fous, et lorsque grand, invincible, joyeux, je régnerai sur le monde en souverain et maître absolu, quel rire joyeux retentira par tout l’univers ! — Le rire rouge, m’écriai-je en l’interrompant. Sauvez-moi ! J’entends de nouveau le rire rouge. ”
