Résumé

Blandeau L'Île des indépendants, ou Critique des moeurs et de l'ambition en général… (1819)

On permet à ce soldat heureux qui a commandé à l'Europe, d'avoir cette petite souveraineté pour sa retraite ; mais une retraite à Archibolivar, avec son amour pour la guerre et l'insubordination de son imagination, ce n'est pas rendre justice à son goût.
D'après la tournure que prennent nos affaires, nous pourrons bientôt songer à faire venir nos femmes et nos enfants; car c'est une maladie qu'ont tous les maris aussitôt que la fortune leur sourit, ils veulent la partager avec leurs épouses; et nos épouses, si nous sommes dans le malheur, pestent, jurent, et se séparent de nous.
Source : Gallica

Blandeau L'Île des indépendants, ou Critique des moeurs et de l'ambition en général… (1819)

Mes chers compagnons , quel bruit flatteur pour mon âme se fait entendre. A ce bruit belliqueux , je sens renaître ma gloire et mon amour pour la guerre ; les prodiges qu'enfantent les batailles me sont encore une fois commandés.
Mes chers compagnons, allez offrir à ces braves Africains l'extraction de nos mines d'or et d'argent, ils vous donneront bientôt leurs armes et leurs munitions ; que la plus grande activité règne parmi vous. Encore quelques jours, et notre île va avoir une attitude guerrière et menaçante.
Source : Gallica

Blandeau L'Île des indépendants, ou Critique des moeurs et de l'ambition en général… (1819)

Le trône , mes compagnons, est le siége des vertus et de la véritable gloire. Y a-t-il rien de plus glorieux que d'être le premier des hommes, et de voir son image placée après celle de Dieu, et ce rapprochement de l'homme-roi, avec la divinité , ne détruit-il pas toutes les idées philosophiques qu'on peut se faire et que l'imagination peut inventer.
Source : Gallica

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