J.-H. Rosny aîné,
Le Cœur tendre et cruel
“ Elle voyait une Marie inconnue, enchantée, qui n’avait eu qu’à paraître pour qu’un monde nouveau se levât dans Georges. Et s’adjugeant toute espèce de qualités merveilleuses, que d’autres que lui n’avaient pas aperçues et qu’il avait découvertes, elle n’en tirait point d’orgueil. C’était la substance nécessaire à un bel amour. Pour qu’on soit aimée, aimée par choix, et pour qu’on croie, non à un rêve, mais à une réalité, ne faut-il pas que l’on possède, à côté de ce qui vous rend désirable pour tous, des dons mystérieux qui vous rendent irrésistible pour quelques-uns ? ”
