Jules Oppert

Jules Oppert

L’Immortalité de l’âme chez les Chaldéens (1874 [tome VIII des ''Annales de Philosophie chrétienne''])

Résumé

Portrait de Jules Oppert Jules Oppert L’Immortalité de l’âme chez les Chaldéens (1874 [tome VIII des ''Annales de Philosophie chrétienne''])

L’absence d’Istar produit sur le monde supérieur des effets déjà expliqués par les versions britanniques ; les Dieux s’en émeuvent, et le Maître des Ondes seul y remédie, en envoyant dans l’enfer un être hybride, qui porte le nom de « Renouvellement de la lumière. »
Il annonce à Allat la décision des Dieux qui veulent que Istar reparaisse sur la terre.
La Déesse infernale se venge du messager, en le maudissant ; mais force lui est de rendre la Déesse aux régions célestes.
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Selon mes prédécesseurs, Istar menace le Portier de l’Enfer de peupler le monde souterrain en tourmentant les vivants. Cela n’a pas de sens, et n’est pas une menace à l’adresse du Gardien infernal. Ce qu’il doit vouloir empêcher, ce n’est pas qu’il y ait beaucoup de décès, mais que les morts confiés à sa garde ne s’échappent pas.
La réponse du Portier à Istar a été méconnue également [27] , et de même le colloque entre les deux déesses dont on a fait un seul monologue de la Déesse des profondeurs. Celle-ci a peur d’Istar qui la tranquillise, en lui expliquant sa propre tristesse [28] .
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La déesse Istar, qui nous occupe, est la déesse de la guerre et elle règle en même temps les rapports matrimoniaux ; elle est fille du Dieu de la lune Sin, et le mois d’Elul lui est consacré chez les Assyriens où elle est nommée l’Archère, « Sargon l’invoque comme celle qui anéantit les hommes. » Evidemment il y a deux déesses, originairement différentes, confondues dans une même fiction ; aussi Sardanapale VI les distingue entre Istar de Ninive et Istar d’Arbelles.
Le caractère de la déesse militante se montre dans le texte qui va nous occuper.
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