Auguste Motet

Résumé

Auguste Motet Les aliénés devant la loi (1866)

Le malheureux, que la folie tient sous sa griffe aiguë, devient exigeant. On lui résiste; il s'emporte, et le délire éclate avec ses impulsions terribles. Le doute n'est plus permis alors c'est à nous qu'on s'adresse, et la loi est sage, qui permet d'éloigner cet homme, ce malade, de l'enlever à la famille, vis-à-vis de laquelle il n'est plus responsable, et dont il compromet la sécurité. Ce que j'écris, nous l'avons sous les yeux tous les jours.
Source : Gallica

Auguste Motet Les aliénés devant la loi (1866)

Nous croyons comprendre mieux cet important problème d'économie sociale qui veut que la sécurité de tous soit garantie contre les attaques d'un seul, et nous considérons comme un devoir de dire hautement que l'aliéné a toujours besoin d'une surveillance spéciale, et que, quand cette surveillance ne peut être ni vigilante, ni continue, c'est à l'autorité qu'il appartient d'intervenir. Mandataire de la société, elle confie l'individu qu'elle ne peut se charger de garder elle-même à un établissement sur lequel elle peut avoir l'œil toujours ouvert.
Source : Gallica

Auguste Motet Les aliénés devant la loi (1866)

Rendre le malade à sa famille? le faire redevenir demain un citoyen semblable en tous points devant la société, la loi, la morale, à cet autre citoyen qui, laborieuse abeille, apporte son contingent de travail à la grande ruche humaine? Le pouvons-nous? Nous savons que ce malade a écrit, il y a une heure, dans un de ces moments où, se laissant aller au gré de sa pensée, il a formulé en phrases inachevées ses incohérentes aspirations, qu'il se propose d'acheter pour des sommes fabuleuses toute une portion de terrain dans l'un-des quartiers les plus brillants de Paris.
Source : Gallica

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