Jacques Roubinovitch, Revue des Deux Mondes
“ Actuellement, sous l’empire de l’horreur que les asiles d’aliénés inspirent encore à la plupart de nos contemporains, les malades n’y sont amenés que six mois, un an, même deux ans après l’éclosion des premières manifestations de la folie. Les parens éloignent tant qu’ils peuvent la solution redoutable : l’isolement à l’asile. Mais plus le temps s’écoule, plus l’état du malade s’aggrave : ses idées délirantes encore incertaines finissent par se coordonner se fortifier, se systématiser... L’affection mentale à peine ébauchée a eu tout le temps d’évoluer. ”
