Résumé

Jean Marie Maurice Badoit Les aliénés criminels : leur sortie du quartier de sûreté (1923)

Alors que pour le médecin le seul critérium pour la sortie est la guérison, pour le préfet c'est la sauvegarde de l'ordre public et, le cas échéant, la récidive. Bien souvent le médecin juge tel individu sinon guéri — puisqu'on
ne peut guère parler de guérison à propos des pervers — du moins capable de vivre sans danger dans la société, mais le préfet refuse la sortie, le considérant comme un danger public.
Source : Gallica

Jean Marie Maurice Badoit Les aliénés criminels : leur sortie du quartier de sûreté (1923)

Malgré les nombreuses critiques et le dépôt de plusieurs projets de lois, le régime des aliénés reste toujours réglé par la loi du 30 juin 1838. Celle-ci s'efforce d'établir la balance aussi parfaite que possible entre les droits qu'a la société de se protéger contre l'aliéné et les droits qu'a l'individu de jouir dans la mesure du possible de sa liberté individuelle, l'internement ne devant lui être appliqué qu'à bon escient et devant cesser dès sa guérison.
Source : Gallica

Jean Marie Maurice Badoit Les aliénés criminels : leur sortie du quartier de sûreté (1923)

Faisons remarquer tout d'abord que si la question de la mise en liberté de ces malades est si complexe, c'est qu'en réalité il est tout à fait exceptionnel qu'elle puisse avoir lieu par guérison. Si la guérison de tels malades était fréquente, la loi de 1838 suffirait bien et point ne serait besoin d'édifier une législation spéciale. Mais en pratique si le médecin traitant devait attendre la guérison d'un aliéné criminel pour proposer sa sortie, l'internement de ce dernier aurait une durée qui se confondrait avec celle de la vie du malade.
Source : Gallica

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