Loi de 1838

Définition et enjeux

Auguste Motet,  Les aliénés devant la loi (1866)

“ A un état exceptionnel, qui fait tout à coup qu'un individu se sépare de la société par des idées, par des actes essentiellement différents des idées et des actes des autres hommes, il fallait une loi spéciale; il fallait à l'ordre public des garanties, à l'individu malade et irresponsable, une protection suffisante. Nous croyons que la loi de 1838 a pourvu à tout cela les placements, soit volontaires, soit d'office, doivent pouvoir être rapidement exécutés toute temporisation peut amener de tristes conséquences. ”
Source : Gallica

Marcellin de L'Estang,  Ils demandent des juges ! question des apanages d'Orléans… (1852)

“ Vous, monarchie bâtarde et sans principe, ni élective, ni héréditaire, vous avez pu briser les lois nationales qui nous régissaient depuis plus de huit cents ans! patere legem quam fecisti ! Subissez la loi de la guerre que vous avez invoquée, puisque, à votre tour, la France vous a vaincue. La loi de 1832 a détruit les lois de 1814 et de 1790? Le décret du 22 janvier détruit la loi de 1832 : oeil pour oeil, dent pour dent, c'est le droit des batailles, c'est vous qui le voulez. Si
vous ayez pu supprimer la loi de 1814, nous avons pus supprimer la loi de 1838.
”
Source : Gallica

Gabriel Bourcart,  Étude historique et pratique sur les actions possessoires (1880)

“ Non; je crois que les auteurs de la loi de 1838 n'ont eu ni l'intention de la proscrire, ni l'intention de la créer ou de la rétablir. Ils faisaient une loi de compétence dans laquelle entraient les actions possessoires, et se rappelant leurs souvenirs de l'ancien droit, souvenirs assurément vagues et indécis, vu la matière, ils firent une allusion à la dénonciation de nouvel œuvre, et même pour être plus sùrs de n'oublier aucune action possessoire, ils ajoutèrent la formule générale « et autres actions possessoires. » ”
Source : Gallica

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