Résumé

France. Cour d'assises Procès et acquittement du "National" poursuivi pour avoir défendu l'égalité… (1838)

Eh bien! ce sont ces hommes, ces fils du peuple, ces soldats, que vous découragez par votre ordonnance qui crée des princes colonels à dix-huit ans, quand à cet âge ils étudient encore le grec et le latin dans nos colléges !
Mais, Messieurs, il faut admettre les conséquences quand on pose les principes. Dire qu'un prince peut être colonel à dix-huit ans, c'est dire qu'à dix-huit ans il peut commander un régiment; un régiment, s'il donne mal dans une bataille, compromet le sort de l'armée; s'il ne donne pas du tout, il le compromet bien plus encore.
Source : Gallica

France. Cour d'assises Procès et acquittement du "National" poursuivi pour avoir défendu l'égalité… (1838)

J'avais dit, et je soutiens, que le simple bon sens, que la raison la plus vulgaire suffisent pour faire justice de ces belles théories, qui tendent à reconnaître à quelqu'un un droit découlant de la naissance seule. Il y a quelque chose de plus fort que vous, M. l'avocat du roi, quelque chose de plus fort que le gouvernement même : c'est la nature des choses. A quel homme ferez-vous croire qu'il soit dans l'ordre, dans la nature, qu'un homme naisse colonel, général? Il y a dans la doctrine du ministère public à cet égard, un étrange oubli des temps où nous vivons.
Source : Gallica

France. Cour d'assises Procès et acquittement du "National" poursuivi pour avoir défendu l'égalité… (1838)

Je m'étais dit : il me semble que les temps sont changés; un mouvement lent, mais réel, s'opère dans les esprits ; les passions se calment, beaucoup de craintes chimériques tombent et s'effacent devant la vérité des faits; on se voit, on se rapproche et bientôt on finira par s'entendre. Dans cette situation des esprits, qu'est-ce qu'un procès de presse, si ce n'est une controverse paisible, calme, de bonne foi, dans laquelle tout appel à des passions éteintes serait au moins une grande maladresse ? Celle illusion de mon, coeur, le réquisitoire du ministère public l'a complètement détruite.
Source : Gallica

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