Résumé

Auguste Johanet Histoire des deux procès intentés au journal "la France"… (1843)

L'inviolabilité de la personne du roi n'est qu'une conséquence immédiate et directe de la responsabilité ministérielle. Si le roi ne peut pas, dans un gouvernement constitutionnel, mal faire, c'est uniquement parce qu'il est pensé ne rien faire par lui-même, et que ses actes sont toujours couverts par la responsabilité de ses ministres. D'où il suit que, là où il n'y a point de responsabilité ministérielle, il ne peut y avoir aucune inviolabilité. Il ne nous appartient pas de décider jusqu'à quel point l'article incriminé de la France a dépassé les bornes de la liberté de la presse.
Source : Gallica

Auguste Johanet Histoire des deux procès intentés au journal "la France"… (1843)

Dans l'affaire de la France, le jury n'a point fait un acte politique, il n'a voulu ni encourager l'espérance d'un parti, ni préparerr une révolution nouvelle. Il a tout simplement rempli sa mission de juge. On lui a déféré un écrivain qui n'était pas sorti des bornes d'une discussion légitime; le ministère public a fait devant loi des efforts désespères pour lui montrer un crime là où il n'existait qu'une critique malveillante, si l'on veut, mais inévitable sous un régime de liberté.
Source : Gallica

Auguste Johanet Histoire des deux procès intentés au journal "la France"… (1843)

En effet, que veut le ministère en envoyant M. le duc de Nemours à Londres? est-ce pour éclipser par son luxe le jeune Henri de France, et pour sanctionner par sa présence l'oppression de l'Irlande et la condamnation d'O'Connell, si elle a lieu?. Pour l'une et l'autre, peut-être? Mais, dans ce cas, jusqu'où le fait-on descendre, et quel rôle lui faiton jouer? Pauvre prince, pauvre politique! Un jeune homme du sang royal sera envoyé à Londres, comme un exempt, pour aider à l'enchaînement d'un peuple qu'il devrait secourir et de son libérateur qu'il devrait protéger!
Source : Gallica

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