Résumé

L'Affaire du "Mémorial". Le coup de balai… (1883)

L'article de M. de Joantho est une semence de violence, de discorde civile et de rébellion. C'est le mal fait pour le plaisir du mal. C'est dans ce pays, l'inauguration de l'ère des troubles.
Je le répète en finissant, Messieurs les Jurés il y a là un crime de droit commun, qui doit être puni, comme ont été punis par vous, tous ces jours-ci , les meurtres , les vols et les incendies.
A vous, Messieurs les Jurés, de sauvegarder par une juste condamnation la paix sociale, dont la garde vous est confiée; et j'ajoute : la liberté de la presse, qu'il vous appartient de faire respecter!
Source : Gallica

L'Affaire du "Mémorial". Le coup de balai… (1883)

Anarchie pour anarchie, il vaut mieux s'en remettre, pour l'organiser, aux gens dont c'est l'état, que de la pratiquer avec l'aide d'hommes qui compromettent l'idée de gouvernement, en couvrant de leurs personnalités le pire des désordres, le désordre d'en haut.
M. Ducos, qui n'est pas un profond politique, mais un brave homme du peuple, a constaté depuis longtemps cette anarchie.
Les gens au pouvoir, trouvent que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Source : Gallica

L'Affaire du "Mémorial". Le coup de balai… (1883)

Mais par exemple, Messieurs, il y a dans l'article du Mémorial deux éléments bien distincts que vous devez vous garder de confondre. Il y a d'abord le sentiment auquel M. de Joantho a obéi ; il y a ensuite l'acte délictueux qu'on lui impute. Le sentiment, il ne le désavouera pas, malgré les exhortations de M. le Procureur Général. Sa dignité le lui défend et son intérêt l'en dispense.
M. de Joantho n'est pas content ; est-ce que ce n'est pas son droit? Est-ce que vous connaissez beaucoup de gens, aujourd'hui, qui soient vraiment satisfaits de la façon dont nous sommes gouvernés?
Source : Gallica

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