Résumé

Charles Crépin Le cadenas : thèse pour le doctorat… (1899)

Qui empêchera le ministre, à conscience aussi élastique, de prévenir les intéressés de la probabilité de la mesure ? Et, dans ce cas, l'obligation du décret remplira-t-elle son but? En toutes circonstances, l'arbitraire ministériel est-il supprimé, puisque le gouvernement reste toujours libre de déposer ou de ne pas déposer le projet de loi qui déterminera l'application du cadenas?
On dit que la liberté laissée au gouvernement est sans objet, parce que, le mal étant toujours le même, il y a toujours intérêt à user du même remède.
Source : Gallica

Charles Crépin Le cadenas : thèse pour le doctorat… (1899)

C'est que s'il appartient au Parlement seul d'autoriser les impôts, on ne doit pas refuser au gouvernement toute initiative dans les lois de finances. C'est le pouvoir exécutif, en effet, qui est le mieux à même de déterminer les besoins du Trésor et d'apprécier les résultats de la législation fiscale, c'est lui, en outre, qui doit exécuter le budget, il est donc seul capable de faire une évaluation précise des recettes et des dépenses.
Source : Gallica

Charles Crépin Le cadenas : thèse pour le doctorat… (1899)

La stabilité est assurément nécessaire à une nation pour prospérer, c'est une vérité d'expérience aussi fondée sur le terrain commercial que sur le terrain politique, mais les tarifs de douane ne doivent pas pour cela rester immuables. Les lois douanières établies pour défendre l'agriculture, le commerce et l'industrie doivent varier comme varient les intérêts qu'elles ont
mission de protéger, comme aussi elles doivent parfois céder devant l'intérêt public.
Source : Gallica

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