Résumé

Louis Duthoya Villes franches, ports francs, entrepôts de douanes… (1899)

« Une licence extrême a succédé aux invitations paisibles de l'autorité ; les négociants, à Marseille, voient tous les jours des brigades de la ferme se transporter à bord des navires qui arrivent dans le port, y bouleverser toutes les marchandises qui s'y trouvent, enfoncer les écoutilles pour y porter un regard indiscret, enlever les marchandises par force et les transporter dans le bureau de poids et casse, malgré les représentations d'un capitaine étranger qui leur fera observer qu'il n'est que de relâche à Marseille » Marseille n'était pas la seule ville franche qui existât en France
Source : Gallica

Louis Duthoya Villes franches, ports francs, entrepôts de douanes… (1899)

Le commerce aurait, bien entendu, la faculté d'opter, au moment du débarquement, pour le régime du droit commun, de placer par conséquent sa marchandise, selon les cas, sous les conditions actuelles de l'entrepôt réel ou sous les conditions du fictif, de se réserver dès lors le droit de la mettre à la consommation, de la réexpédier à l'étranger, si mieux lui convenait, ou de la faire entrer à l'entrepôt franc si elle devait y subir des transformations qui la rendissent inadmissible au réel ou au fictif.
Source : Gallica

Louis Duthoya Villes franches, ports francs, entrepôts de douanes… (1899)

Il n'y a donc à craindre ni encombrement des marchandises, ni insuffisance des emplacements. Les importateurs peuvent en toute sécurité diriger les produits sur la ville, ils n'ont pas à redouter les retards dans le magasinage. Et ainsi, grâce à ce premier caractère, la ville franche, attire à elle le commerce du monde entier (2) ; d'où, par conséquent : développement du trafic, abaissement du prix du fret, et en même temps enrichissement des spéculateurs.
Le commerce n'est pas seul à bénéficier de l'ampleur de l'enceinte franche, l'industrie y trouve aussi son profit.
Source : Gallica

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