Asile de fous

Définition et enjeux

Portrait de Ugo Foscolo Ugo Foscolo,  Jacques Ortis; Les fous du docteur Miraglia

“ Dis-moi, Lorenzo, quel refuge nous reste-t-il? Nos moissons ont enrichi nos maîtres, nos champs dévastés n'offrent plus ni pain ni asile aux exilés que la révolution a balayés loin du ciel natal; errants, mourants de faim, ils ont sans cesse à leurs côtés, et murmurant à leur oreille, le dernier conseiller de l'homme abandonné de toute la nature: le crime! Quel asile nous reste-t-il donc? Un désert ou la tombe! Il y a encore l'avilissement,—c'est vrai!... l'avilissement par lequel l'homme vit plus longtemps peut-être... ”
Source : Gutenberg

Portrait de Albert Londres Albert Londres,  Chez les fous

“ Ils n’ont pas encore commis de crime, ils sont trop jeunes, mais le crime les habite. Leur folie est d’aimer faire le mal.
Cette petite fille que l’on me présente, a neuf ans. Son intelligence est brillante. Elle l’employait à mettre le feu chez elle, à semer d’aiguilles le lit de sa mère. Chaque jour, elle coupait un petit bout de la queue du chat. À l’asile, elle guette pendant des heures le passage des sœurs et, quand une sœur se présente bien, elle la pince férocement au mollet. L’enfant-monstre me tend la main.
”
Source : Wikisource

Portrait de Albert Londres Albert Londres,  Chez les fous

“ Un fou vous enfonce les ongles dans la chair, vous le repoussez sans douceur. Cela va ! Un grand mystique inoffensif tombe à genoux contre son lit, et, dans l’attitude des plus célèbres saints du calendrier, les bras en croix, ouvre son âme au Seigneur, cela est son droit de fou, qu’en entrant à l’asile il a honnêtement acquis.
La folie est justement de le forcer à se relever sous la botte. Priver cet autre de nourriture, parce qu’il ne fait que hurler, est une économie qui ne devrait pas se pratiquer.
”
Source : Wikisource

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