Résumé

Portrait de Jean Féron Jean Féron Les cachots d’Haldimand

Après un silence il se pencha un peu vers la jeune fille et à voix basse prononça :
Louise Darmontel... je t’aime... je te l’ai dit !... Eh bien ! là, est Saint-Vallier !... Veux-tu être ma femme ?... Saint-Vallier est libre... il restera libre... jamais il ne sera inquiété !
Louise ricana avec mépris.
— Vous êtes tout à fait fou, monsieur ! Vous savez bien que je ne serai jamais votre femme ! Je suis fiancé à Saint-Vallier... Lui, mort, je serai veuve pour toujours !
— Mais il est vivant ! rugit la voix tremblante de Foxham.
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Portrait de Jean Féron Jean Féron Les cachots d’Haldimand

« car, ajoutait, Du Calvet, votre serviteur a trahi les intérêts de son pays et de son roi ! Qu’on le dépouille des ornements du pouvoir et de l’autorité, qu’on le traduise devant vous comme un simple mortel tel qu’à vos yeux je me présente, et vous verrez, messieurs, un homme venir avec des mains trempées dans le sang de l’innocence, et un serviteur qui, par une tyrannie insensée, par manque de jugement et de clairvoyance, a failli jeter tout un peuple loyal dans les mains des Américains et faire perdre à la couronne d’Angleterre une splendide colonie ! »
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Portrait de Jean Féron Jean Féron Les cachots d’Haldimand

Mais que faire dans la noirceur d’encre qui venait d’envelopper choses et êtres !
Saint-Vallier venait de prendre son poignard à l’instant même où des bras cherchaient à se saisir de lui. Il se mit à frapper au hasard de son arme, et cette arme pénétrait dans les chairs, elle grinçait, elle déchirait, elle perçait... Les soldats et Foxham lui-même s’étaient rejetés dans le fond du cachot, qui maintenant retentissait des rugissements de fureur de Saint-Vallier et des cris de douleur et des râles d’agonie de ses ennemis. Et le jeune homme, comme un tigre ivre de sang, frappait toujours...
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