Résumé

Le chateau de Gallice. Tome 1 (1798)

Don Orlando se garda bien d'interrompre son ami. Il désirait connaître à quel point l'amour s'était emparé de son coeur, et il craignait que cette passion nouvelle ne le maîtrisât assez pour le refroidir sur les services qu'il attendait de lui. Lorsqu'il eut fini, Orlando ramena la conversation sur le sujet de ses inquiétudes. Don Juan confus d'avoir fait naître un moment des inquiétudes dans l'ame de son ami, lui en fit de sincères excuses, et il lui témoigna, pour la cause d'Isidore et de sa
famille, autant d'intérêt que dans le premier moment.
Source : Gallica

Le chateau de Gallice. Tome 1 (1798)

Notre union fut long-tems heureuse, parce qu'elle était fondée sur la plus parfaite estime. Isidore naquit un an après notre mariage, et Viola, dans le cours de la troisième année. L'amour de mon époux semblait croître à mesure que nos enfans acquéraient de nouveaux charmes; mais, tandis que je me considérais comme la plus fortunée des femmes, l'orage affreux qui devait m'accabler, grondait déjà sur ma tête. Parmi les amis de jeunesse que Rodolphe avait conservés, don Marcello était un de ceux qui fréquentaient le plus notre maison.
Source : Gallica

Le chateau de Gallice. Tome 1 (1798)

« Mon nom, monsieur, suffira pour vous instruire de tout ce qui a rapport à ma famille. Je m'appelle Orlando de Pimentelles. Maître de ma personne, je ne dois compte à qui que ce soit de mes actions, et cependant je me sens porté par une puissance irrésistible à vous donner toutes les informations que vous paraissez désirer. Le nom que vous avez prononcé a un pouvoir infini sur mon ame et la simple supposition du danger que peut courir Isidore suffit pour tout obtenir de moi. » Après quelques momens de silence,
Orlando continua.
Source : Gallica

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