Résumé

De Fonbone Don Juan de Servandona, par M. de Fonbone… (1841)

En voilà assez, ce me semble, pour prouver que l'intention du Très-Haut n'a pas été de faire régner l'égalité parmi les hommes. Je conclus donc qu'il n'y en a point et qu'il ne peut pas y en avoir; ainsi, seigneur don
des Servandona. 39
Juan, vous qui possédez des qualités morales, qui avez un physique imposant, vous, êtes, et personne ne peut le contester, bien au-dessus de moi, qui suis un petit être tremblottant au moindre bruit. La nature vous a créé pour commander, et moi pour obéir. C'est pour cette raison que vous êtes mon seigneur et maître, et que je dois être votre valet.
Source : Gallica

De Fonbone Don Juan de Servandona, par M. de Fonbone… (1841)

Dieu, me dit alors Pança, datant d'heureuses circonstances. Certainement c'est un grand bonheur pour moi de vous avoir rencontré là, comme par miracle, pour détourner de mes reins cette broche dont j'allais être percé; mais, seigneur don Juan, je crois que celui que vous avez eu est de nature à lui être comparé, Y a-t-il rien de pire au monde, quand on y est vivant, que de s'y trouver dépourvu de ce métal précieux sans lequel il n'est nulle félicité ici bas. Remercions donc tous deux la Providence; elle nous prouve aujourd'hui que nous lui sommes l'un et L'autre en odeur de sainteté.
Source : Gallica

De Fonbone Don Juan de Servandona, par M. de Fonbone… (1841)

Je me verrai contraint de vous fuir pour préserver mon âme de la colère de Dieu, et mon corps du châtiment des lois. Pança essaya de me calmer. Il se jeta à mes pieds en s'écriant :
— A Dieu ne plaise, seigneur don Juan, que j'aie entièrement abandonné mon âme à Satan, et que je veuille un jour tomber sous les coups de la justice. Ainsi que vous, je songe à mon salut et conserve la crainte des bourreaux. Mais, en m'appropriant ces hardes, n'ai-je pas secondé l'intention du Très-Haut, qui était d'empêcher ce fripier
de Pança.
Source : Gallica

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